Turn Frustration Into Inspiration

ROCK EN SEINE / Report

Aujourd’hui c’est dur, et c’est dur parce que ce week-end, c’était Rock En Seine…

Vendredi

Odd Future ! C’est pas l’entrée en matière la plus calme mais j’en entends tellement parler qu’il FAUT que je voie ça… Le crew emmené par Tyler The Creator au pied pété me défonce les tympans à coups de “mother fucker”, de “fuck”, de “bitch” et parfois même de “motherfucking bitch”…

J’enchaîne avec Funeral Party… Du bon rock bien vénère comme j’aime… Première chanson : mouais… Deuxième chanson : bof… Troisième chanson, trop déçu, direction CSS. Pas la même confiote. Les brésiliens font la fête et font danser. Entre temps, je retrouve mes compagnons de festival…! Ca y est, je suis chaud patate ! Kid Cudi peut bien avoir 20 minutes de retard (il cherche sûrement le pendentif assorti à son micro), je l’attends.

                source : http://neoboto.com/

Il envoie dès le départ, excite les meufs et fait se sentir sortis du ghetto tous les blancs bec restés au fond… Plus tard dans son set, il balance son track davidguettaesque que tout le monde attend… Bim, c’est le CD qui tourne, je me barre.

Et là, les choses vraiment sérieuses commencent !

The Kills ! Une claque, même si je suis loin. Enfin du rock, ça fait longtemps que j’en avais pas vu, ni entendu en vrai. Bordel que c’est bon ! Général Elektriks, sympa, comme d’habitude. Son calé, jeu de jambes d’Hervé Salters impressionnant et déhanché métronomique du bassiste Jesse Chaton complètent le spectacle…C’est pas tout mais il faut quand même aller se placer pour LE concert attendu par tous : FOO FIGHTERS…

2 heures de show, 1 Dave Grohl survolté, 1 battle de guitare mémorable, 1 jump dans la fosse (si si), PLEIN de gars de la sécu à qui le leader demande de laisser les “fucking kids” se mettre sur la tronche… C’est sûr, la barre est placée haute pour la suite… Paul Kalkbrenner finira de nous achever, vêtu ce soir là du maillot de l’Espagne… Le gars tourne tellement qu’il doit même plus savoir où il vit…

Samedi

On commence pépouze après avoir croisé Gwardeath de chez Bob Booking par le Corps Mince de Françoise. De la bonne pop un peu électro, idéale pour se remettre dans le bain… Bain qui sera ce samedi bouillonnant sa mère ! Direction la grande scène pour The Streets pour leur dernier concert français avant la séparation… Un vibrant hommage à Amy Winehouse est rendu par le leader Mike Skinner. Le gars fait penser à Just Jack et ça fait du bien d’entendre du bon hip-hop. On repart à la scène Pression Live pour voir The Jim Jones Review… Attention, le rock à Billy (jamais su qui était ce Billy) est de retour et ça fait mal ! A grands renforts d’échos, de saturation, et de “YEEEEEEHAAAAAAAR”, le groupe allume littéralement la foule, et moi avec. Je suis prêt pour Interpol. Rien à dire, juste classe… Re re re trajet à l’autre bout du domaine pour les mancuniens de WU LYF… Enfin je les vois, une des plus grosses attentes du festival. Pas déçu, plutôt emballé même…

Les gars savent changer la vision d’un orgue d’église et en faire quelque chose de planant et mystique à la fois, le tout porté par une voix écorchée, qui ne fait que nourrir le mystère qui tourne autour du groupe depuis sa création. Je pars tôt pour bien voir la suite : les ARCTIC MONKEYS. Une heure et demi de concert, une nouvelle coupe pour Alex Turner (que je jalouse en secret) et une tonne de classique repris en choeur par tout le public. I Bet That You Look Good On A Dancefloor met le feu aux poudres et le public allume les fumigènes. Du très lourd balancé par des très jeunes et très talentueux salauds d’anglais !

Etienne De Crécy nous achève complètement avec ses cubes, lui au milieu et ma pinthe dans la main. Elle descend toute seule alors que la musique monte en moi. Du très très gros, du compressé, du vocoder et du no brain qui finissent cette journée… Comment on va faire pour le lendemain ?

Dimanche

Les normands de Concrete Knives ouvrent le bal. Rien à dire. Pas signés, après cette prestation, ça risquerait de ne pas tarder… Je fais l’impasse sur les La’s sans batteur et avec un son pourri, ainsi que sur Cherri Bomb. Je me précipite vers la scène de l’industrie pour bien voir le pote (on comprend pourquoi) d’Alex Turner, ex Rascal, moitié de The Last Shadow Puppets : Miles Kane… Encore un salaud d’anglais…

Il annonce le ton direct : “Are you ready for some good rock’n roll ????”… Bah oui mec, on est là pour ça… Et il honore sa parole… Un set vitaminé, un plaisir communiqué et un public conquis. Hop ! Direction les toilettes sèches mais puantes, le bar pour une rebié servie sans sourire (c’est toujours sympa Paris pour ça) et je mate Anna Calvi. J’en ai tellement entendu de bien que je veux me faire mon idée aussi. Verdict : pas ma tasse de thé, pas dégueu non plus, mais vraiment pas ma tasse de thé…mais vraiment pas dégueu non plus… Mais The Horrors me fait salement de l’oeil, alors j’y cours. Une grande tige sur scène, tout de noir vêtue, et une voix grave. Des plans bien introduits, des phases en place, l’atmosphère qui ressort de ce concert me prend franchement au jeu. J’adhère ! Ca se finit, direction Deftones. Ah mon adolescence, ma période rebelle… Bah ouais l’adolescence quoi. On se fait la réflexion avec les potes que c’est un groupe que t’écoutes quand t’as 14 ans et c’est tout. Trentemoller est beaucoup plus vénère, bien meilleur mais joue bien trop fort ! Dommage

Le festival se termine avec Archive qui est venu accompagné de son orchestre. Un beau moment, de belles lumières, et des gens qui sentent la fin du festival approcher… Et voilà, c’est fini. C’était bien !

On reviendra sûrement l’an prochain… ‘paraît même que c’est les 10 ans de Rock en Seine, et qu’il y aura une lourde prog… Plus lourde que cette année !? On demande à voir !



  1. baroforo posted this